Chers paroissiennes et paroissiens de la Haute-Menthue,

Bonne nouvelle : la célébration des cultes pourra reprendre à Pentecôte. Ce jour-là, le culte de notre paroisse sera célébré à 10h au temple de Dommartin qui peut accueillir une cinquantaine de personnes en respectant les distances de protection sanitaire. Nous nous réjouissons de vous retrouver très bientôt.

Bonne Ascension à toutes et tous ! Fraternellement, le Conseil paroissial et vos pasteurs :

Pour garder un lien entre nous, nous vous proposons de partager 2 fois par semaine des informations et des ressources spirituelles pour traverser ensemble cette période particulière.

Vos deux pasteurs restent à votre service et à votre écoute. Même s’il ne nous est plus possible de nous rencontrer, vous pouvez nous joindre par téléphone ou par mail.

Notre message du 26 mai

Notre message du 22 mai

Notre message du 19 mai

Notre message du 15 mai

Notre message du 12 mai

Notre message du 8 mai

Notre message du 5 mai

Notre message du 1er mai

Notre message du 28 avril

Notre message du 21 avril

Notre message du 17 avril

Notre message du 14 avril

Notre message de Vendredi-Saint

Notre message du 7 avril

Notre message du 3 avril

Notre message du 27 mars

Notre message du 24 mars

Notre message du 20 mars

Notre message du 17 mars

Cultes prières et méditation

Notre message du 26 mai

Chers paroissiennes et paroissiens,
Le temps de jeûne cultuel touche à sa fin. Dimanche, nous pourrons nous retrouver dans le temple de Dommartin pour y célébrer ensemble le culte de Pentecôte (voir les infos pratiques ci-dessous).
La reprise des célébrations marque du même coup la fin de l’envoi de ces messages bi-hebdomadaires et du lieu de prière dans le temple de Poliez-Pittet. Merci à toutes et tous pour vos lectures attentives, vos retours encourageants, et pour vos contributions.

Méditation: « Tu t’assoiras d’abord un peu loin de moi. »

C’est le renard qui parle ainsi au Petit Prince. Il lui explique comment on fait pour s’apprivoiser. Il lui dit : « Il faut être très patient. Tu t’assoiras d’abord un peu loin de moi, comme ça, dans l’herbe. Je te regarderai du coin de l’œil et tu ne diras rien. Le langage est source de malentendus. Mais, chaque jour, tu pourras t’asseoir un peu plus près… »
Ce rapprochement progressif, nous allons le vivre dans notre paroisse dès ce dimanche, lors du culte de Pentecôte célébré à Dommartin. Nous nous assoirons à 2 mètres de distance les uns des autres. Nous nous saluerons de loin, nous regarderons du coin de l’œil et resterons dans un silence contemplatif, faute de pouvoir chanter ensemble.
Et pourtant, nous amorcerons ainsi ce lent mouvement de rapprochement, de recentrement autour de cet essentiel de nos vies qu’est la présence du Christ manifestée par son souffle Saint.
Ce souffle, il anime chacun d’entre nous. Chaque fois que nous inspirons, chaque fois que nous sommes inspirés, le souffle de Dieu nous anime comme il anima Adam lors de sa création.
Mais le souffle du Christ, il anime aussi l’Eglise, qui est, comme le disait Bonhoeffer : « le Christ vivant sous forme de communauté ».
Après plus de deux mois sans célébration commune, ce corps a besoin de se dérouiller un peu, comme lorsqu’on reprend la gymnastique après une pause.
Petit à petit, nous retrouverons la forme, celle que Dieu désire nous donner ensemble. Nous retrouverons également cette proximité faite d’apprivoisement réciproque et de communion.
A dimanche donc, pour la reprise de l’entraînement !

Prière:
Loué sois-tu Dieu notre Père car tu nous donnes la vie : celle qui se déploie dans nos corps et celle que nous tissons dans les relations d’amour avec nos semblables. Apprends-nous à faire bon usage de nos jours en nous accordant sans cesse les uns aux autres sur le « la » de ton amour pour nous.
Loué sois-tu Jésus-Christ notre frère car tu nous ouvres le chemin qui mène au cœur de Dieu et de nous-mêmes. Apprends-nous à y marcher en nous laissant façonner par ton exemple
Loué sois-tu Esprit-Saint car tu insuffles à nos vies cette énergie qui nous transforme et nous fait grandir en sagesse et en humanité. Apprends-nous à nous laisser emporter par ce souffle qui nous rend endurant dans l’amour et qui nous pousse à concrétiser notre espérance.
Loué sois-tu Dieu Père Fils et Saint-Esprit, car en t’approchant de nous, tu nous permets de t’approcher de toi et les uns des autres, avec patience et persévérance
Amen.

Notre message du 22 mai

Méditation: « A vous de jouer ! »
Le mot « distance » fait désormais partie de notre vocabulaire quotidien et aussi de notre vécu. Nous vivons depuis deux mois dans une distance contrainte les uns des autres et cela a un impact sur nous. Lors de son Ascension, Jésus prend lui aussi de la distance d’avec ses disciples. Mais cette distance est plus un passage de témoin qu’une rupture. « A vous de jouer ! » nous dit le Christ. « A vous d’exprimer pour le monde qui je suis pour lui. » Dès lors, le transit que Jésus opère vers son Père en s’élevant est aussi, pour nous, une transition à vivre : comment allons-nous désormais prendre la place du témoin, détacher nos yeux du Christ qui s’élève pour les tourner vers la terre de notre quotidien ?
Après la distance subie et/ou découverte du Covid-19, comment allons-nous reprendre notre place de communauté de témoins de la vie du Christ ? Simplement comme on reprend notre place réservée dans la société, notre zone de confort de transmetteurs d’une tradition à valeurs chrétiennes… et bienvenue à celles et ceux qui nous rejoindrons ? Ou bien, allons-nous nous trouver avec bien d’autres à la pointe d’un changement, après tout ce que le Covid-19 a révélé de la fragilité de notre mode de vie qui anéantit de plus en plus d’êtres vivants ? J’entends volontiers ce genre d’expression : « nous avons changé » – « rien ne sera plus comme avant ». Vraiment ? Ce changement, il nous faudra encore l’incarner dans le Saint-Esprit pour qu’il devienne signes visibles pour le monde.
Après l’Ascension de Jésus, un groupe très large de disciples, hommes et femmes, s’en sont retournés à la chambre haute pour prier. C’était le premier acte d’une liberté nouvelle. Précisément, le début des « Actes des Apôtres », et assurément une nouvelle page de l’histoire de l’Eglise !

Prière
Si j’avais
Un peu moins souvent
Le nez en l’air
Pour te chercher Seigneur,
Je te trouverais plus souvent
Dans le regard des autres
Dans leurs joies et leurs peines
Dans tout ce qui fait,
Qu’ils te ressemblent.
Amen.
Jeanne-Marie Quinche

Notre message du 19 mai

Méditation: La vie, cette énergie insaisissable
Il m’est arrivé d’entendre des sociologues relever à quel point le langage actuel est rempli de vocabulaire digital qu’on applique à l’humain. On dit par exemple : « j’ai pas capté », « j’ai besoin de recharger mes batteries » ou encore « ces jours, je suis down ». Cette identification aux objets technologiques qui nous entourent aurait-elle tendance à nous faire oublier à quel point la vie et l’humain évoluent, à quel point ils sont malléables, incertains, transformables ? Si un ordinateur est doté d’une capacité de calculs qui nous dépasse, il ne sait rien de la vie. La vie qui nous habite est dynamique, elle se crée chaque jour un peu plus, elle évolue au fil de nos expériences, elle est cette impulsion qui nous permet de devenir. « Moi, je suis venu pour que les humains aient la vie et l’aient en abondance » nous dit Jésus (Jn 10,10). À l’heure où l’avenir de la planète est fait d’incertitudes et de fragilités, je crois que Dieu ne cesse d’élargir nos cadres et de se frayer un chemin, pour que la vie circule en abondance. À nous de nous joindre à cette dynamique créatrice !

Prière
Loué sois-tu ô notre Dieu parce que Tu es le Dieu de la vie ;
Le Dieu du mystère et de l’amour ;
Le Dieu du frémissement et de la caresse ;
Le Dieu du rire et des larmes ;
Le Dieu de l’émerveillement et de la joie.
Garde-nous vivants lorsque nous nous mettons en mode machines !
Garce-nous sensibles lorsque nous prétendons garder la maîtrise !
Garde-nous humains lorsque nous nous réduisons nous-mêmes à des chiffres, des rendements, des bilans !
Toi qui t’es fais homme, qui as pleuré, qui as ri, qui as fêté, qui as été fatigué, qui as été ému, qui as souffert, qui as pardonné et qui as aimé, fais-nous devenir pleinement homme, pleinement femme, à ton image, pour que nous grandissions toujours davantage en humanité, en sagesse et en humilité.
Que ton Ascension se fasse en chacun de nous, pour qu’à l’image du tien notre cœur embrasse tout l’univers !
Amen

Notre message du 15 mai

Méditation: Le bon mot

« Mal nommer un objet, c’est ajouter du malheur au monde » a dit Albert Camus. Et il a bien raison.
Ainsi les gestes barrières sont-ils en réalité des gestes protecteurs et la distanciation sociale une distanciation physique.
Le drame de la mauvaise terminologie, c’est qu’elle conduit à ajouter aux gestes barrières des regards soupçonneux et inquiets et à la distanciation sociale des bonjours à peine murmurés.
Alors que la distance n’empêche pas les sourires, et que les masques n’empêchent ni l’empathie ni les mots gentils.
Mais il va de même pour d’autres termes.
Lorsqu’on parle par exemple de la mort comme de la fin de la vie, alors que la foi chrétienne y voit un passage à une vie qualifiée d’éternelle, ou du péché comme d’une faute morale, alors que ce mot désigne en réalité une coupure de la relation à Dieu, aux autres et à soi-même.
Dieu lui-même a d’ailleurs tellement peur qu’on le nomme mal que, dans la tradition juive, son nom est imprononçable, pour rappeler aux croyants qu’Il est toujours autre que ce que l’on projette sur lui.
De même en est-il en définitive pour chacune et chacun d’entre nous. Nous sommes toujours plus et autres que ce que l’on dit de nous, plus et autres que celle ou celui que nous pensons être, plus et autres même que l’identité que nous portons dans notre prénom. C’est en tout cas ce que dit l’Esprit Saint dans ce verset biblique : « Je donnerai à chacun un caillou blanc sur lequel est écrit un nom nouveau, que personne ne connaît à part celui qui le reçoit. » (Apocalypse 2.17)
Ne nous laissons donc pas confiner dans des identités préfabriquées et partons à la découverte de nous-mêmes, des autres, de Dieu avec le souci du mot juste !

Prière

Apprends-nous ô notre Dieu à trouver les mots justes pour dire ce que nous ressentons, ce que nous vivons, nos peines et nos joies.
Apprends-nous à ne pas ajouter de malheur au monde en nous traitant les uns les autres de tous les noms, mais à voir en chacun celle ou celui que tu vois toi!
Apprends-nous par-dessus tout le langage de l’amour qui sait conjuguer la vérité et le pardon, l’exigence et la bienveillance !
Garde-nous des propos alarmistes et des paroles mielleuses ; donne-nous des cœurs sincères et ne permets pas que nos langues soient fourchues.
Et surtout, apprends-nous le silence de l’écoute, dans lequel se forge les paroles de vie.
Amen.

Notre message du 12 mai

En cette journée de retour de froid, nous vous envoyons une méditation proposée par Anne Guizzetti, conseillère de paroisse, qui nous invite à ne pas céder à la grisaille.

Méditation: Faire clair en soi

« Il y en a qui sont un grand ciel tout bleu et qui prennent le premier nuage venu comme signe de mauvais augure. Ils disent : « C’était trop beau, ça ne pouvait pas durer. »

Et puis, il y en a d’autres qui se trouvent dans le brouillard complet et qui s’accrochent au tout petit carré de ciel bleu qui apparaît.

Ils le remarquent tout de suite, ils s’y accrochent, ils barbouillent leur espérance de ce bleu et rêvent d’un lendemain qui chante à tue-tête. Ils se disent : le bonheur, ça doit ressembler à cela, à ce petit carré de ciel bleu qui gagne peu à peu sur la grisaille, et finit par couvrir le brouillard le plus tenace. Le carré de ciel bleu, c’est comme un p’tit bonheur la chance qui passait par là dans un coin de ton ciel. Si tu y plonges ton espérance, tu peux le transformer en grand bonheur la foi. Alors ton ciel s’ouvre et le bonheur commence à se déployer jusqu’à emplir tout l’infini et à te délivrer un bonheur sans mélange.

Tu sais il y a un truc qu’on n’enseigne pas à l’école, et c’est dommage, parce que cette connaissance on pourrait s’en servir toute la vie : c’est d’apprendre à faire clair en soi. Malgré les obscurités environnantes, il faut créer son clair de soi. Comme la lune a son clair de lune. Autrement c’est la nuit noire et quand ça arrive on est terriblement malheureux. »

Extrait de François Garagnon, « Joy et la divine quête du bonheur »

Prière:

Confinée ? Oui !

Abandonnée ? Non, jamais par toi Seigneur ?

J’ouvre les yeux et ils me montrent tes merveilles

Le doux rythme de tes pas enchante mes oreilles

Si j’ai peur ? Ta présence me rassure

Quand je trébuche, tu me relèves à vive allure

Et lorsque j’ai le cœur lourd

Tu me portes secours

Et tandis que je ris,

Toi aussi tu ris

Il suffit que je sois à l’écoute

Pour que s’envolent tous mes doutes

Oui, tu es mon Dieu d’amour

Qui veille sur moi chaque jour

Et pour cela je te dis

MERCI !

 

Notre message du 8 mai

Méditation: L’amour d’une maman…

 

Dimanche, ce sera la fête des mères. Un jour annuel pour dire la reconnaissance aux femmes qui nous ont portés, aux parents qui nous ont élevés. 

Un jour de reconnaissance pour dire l’amour qui se transmet d’une génération à l’autre.

Des fleurs, des poèmes, des bricolages, des chocolats, un petit mot, un téléphone… sont tant de gestes qui disent MERCI le jour de la fête des mères. Et ces gestes expriment si bien le mouvement de l’amour : c’est parce qu’on a reçu de l’amour qu’on peut en donner.

La Bible nous rappelle que si nous pouvons aimer, c’est parce que Dieu lui-même nous a aimés le premier. Si nous pouvons aimer, c’est parce que nous avons reçu l’amour de lui, à travers l’amour qu’il a pour nous : « Dieu est amour ; celui qui demeure dans l’amour demeure en Dieu et Dieu demeure en lui. […] Nous aimons parce que Dieu nous a aimés le premier » (1 Jean 4, 16 et 19).
Alors en ce jour où nous fêtons les mamans qui nous ont aimés et portés, les parents qui nous aimés et entourés, nous pouvons aussi fêter l’amour reçu de Dieu et qui ne cesse de nous porter et de nous accompagner.

Prière: Notre Mère qui es aux cieux

Notre Mère qui es aux cieux
Que l’on reconnaisse en tous lieux ta présence bienfaisante et vivifiante,
Vienne le jour où tu accoucheras d’un monde pacifié,
Que ta volonté soit fête, pour les générations rassemblées,
Donne-nous aujourd’hui la tendresse, la force et la confiance dont nous avons besoin, et glisse dans nos poches un petit encas pour la route,
Pardonne-nous nos égoïsmes, nos jalousies et nos caprices d’enfants gâtés, pour que nous puissions pardonner les égoïsmes, les jalousies et les caprices des autres.
Ne nous laisse pas nous aventurer dans des entreprises trop incertaines, dangereuses ou sans-issues.
Délivre-nous de ce qui nous fait mal en soignant nos grands et nos petits bobos, et apprends-nous à ne pas être nous-mêmes blessants pour les autres.
Car c’est à toi qu’appartiennent le mystère de la vie, la force de la transmettre et la joie de la partager.
Depuis toujours et pour toujours,

Amen.

Notre message du 5 mai

Méditation: De l’esp-errance

L’espérance : voilà bien une notion dont nous sommes avides en ce temps de pandémie. Espérance que le virus et ses funestes conséquences seront bientôt un mauvais souvenir, espérance que la vie, les rencontres, et une certaine insouciance pourront prochainement revenir à la normale, espérance que l’on n’ait plus à se soucier de gestes barrières et de distanciation sociale.
Mais tout cela paraît aujourd’hui plus proche des vœux pieux que d’autre chose.
Toutefois, l’espérance chrétienne est bien plus qu’un simple retour à « la vie d’avant ».
« Nous avons été sauvés, écrit l’apôtre Paul, mais c’est encore en espérance ». Avant d’ajouter « si l’on voit ce que l’on espère, ce n’est plus de l’espérance » (Romains 8, 24).
L’espérance chrétienne se trouve donc au-delà du connu, au-delà même de l’imaginable.
Elle se forge tout au long de nos parcours de vies, avec ses hauts et ses bas.
Elle s’apparente ainsi à une sorte d’esp-errance. C’est-à-dire à une errance qui croit fermement qu’elle aboutira quelque part, ou mieux encore auprès de Quelqu’un.

A l’image du labyrinthe qui se trouve dans la cathédrale de Chartres et dont une réplique avait été installée dans le temple d’Echallens au printemps dernier. On y avance lentement, au pas du pèlerin, en faisant deux pas en avant suivi d’un pas en arrière. On y médite tout en se rapprochant du centre, en parcourant mille méandres, et on en ressort transformé d’avoir frôlé l’essentiel et de s’en être nourri.
Notre espérance, c’est bien que nos errances ne tournent pas en rond. Mais qu’elles nous conduisent au-delà de nous-mêmes, dans les bras de Celui qui nous accompagne tout au long du chemin et qui se réjouit de nous accueillir.
Bon cheminement sur les voies du déconfinement, en toute esp-errance

Prière:

Dieu de tendresse, dès le commencement de nos vies, tu traces avec nous nos chemins. Chemins de croissance et de rencontres, chemins d’effondrements et de deuils, chemins de persévérance et de confiance… Nos pas connaissent les tiens, notre cœur aspire à ta présence fidèle.
Et pourtant, bien des fois nous nous sentons délaissés et perdus. Bien des fois nous tournons en rond.
Tu qui connais mieux que nous-mêmes l’issue de nos chemins, accompagne nos errances, pour qu’elles ne soient pas dépourvues de sens. Accompagne nos chemins d’espérance.
Amen

Notre message du 1er mai

Méditation: Une cloche sonne, sonne…

La célèbre chanson écrite par Jean Villard

Notre message du 1er mai

Méditation: Une cloche sonne, sonne…

La célèbre chanson écrite par Jean Villard Gilles parle de ces sonneries de cloches qui accompagnent Jean-François Nicod de sa naissance à sa mort.

Depuis des siècles, les cloches des églises sonnent pour signaler des événements importants.

Ces dernières semaines elles ont sonné pour saluer l’engagement du personnel soignant et des personnes qui se sont engagées pour que la vie reste possible durant cette période exceptionnelle. Des métiers souvent peu reconnus, mais tellement utiles.

Dans notre paroisse, les cloches ont sonné deux fois par semaine à 21 heures. Elles vont s’arrêter en ce mois de mai. Merci aux vaillants marguilliers qui les ont les ont actionnées.

Mais la reconnaissance continue de s’exprimer, notamment en fredonnant ces paroles écrites sur la mélodie des trois cloches.

Village au fond de la vallée

Comme égaré, presqu’ignoré

Voici qu’en la nuit étoilée

Un étrange mal a frappé

Coronavirus il se nomme

Il est sournois, vif et rusé

Vers l’église, vidée de ses hommes

Se dirige le marguillier

 

Une cloche sonne, sonne

Sa voix d’écho en écho

Dit au monde qui s’étonne

C’est pour un coup de chapeau

C’est pour saluer la flamme

Qui anime chaque jour

Ceux qui luttent face au drame

Qui se battent corps et âme

Sans trompette ni tambour

 

Et pour conclure avec Gilles :

« Une cloche sonne, sonne,

Elle chante dans le vent.

Obsédante et monotone,

Elle redit aux vivants :

« Ne tremblez pas, cœurs fidèles,

Dieu vous fera signe un jour.

Vous trouverez sous son aile

Avec la vie éternelle

L’éternité de l’amour. »

Prière:

Je veux faire résonner ma louange, Seigneur:  pour celles et ceux qui se battent contre la maladie : pour les soignants et le personnel hospitalier, pour celles et ceux qui nous permettent de nous nourrir : pour les agriculteurs, les routiers, les vendeuses et les vendeurs, pour celles et ceux qui permettent de garder des liens malgré le confinement : pour les facteurs, les opérateurs téléphoniques, les fournisseurs d’accès internet, pour les personnes qui ont prennent de nous informer : les journalistes, les imprimeurs, les photographes, les cameramen ; pour toutes les personnes qui font preuve de courage, de persévérance, de solidarité dans ces temps difficiles.

Tant que résonnera notre louange, notre espérance restera vivante : si les circonstances sont difficiles, et parfois même douloureuses, l’amour et les engagements qu’il suscite sont plus forts que les meurtrissures causées par la pandémie.

Alors je le proclame de plus belle : alléluia, gloire au Christ ressuscité, vainqueur de la mort, de la peur et même des ravages causés par la pandémie !

Amen

Notre message du 28 avril

Méditation: Le ciel est en toi…

Ces derniers jours, nous avons souvent eu l’occasion d’admirer le ciel d’un bleu intense, dénué de tout ce qui le pollue d’habitude. Et nombreuses sont les personnes qui aiment rappeler que cette situation exceptionnelle est possible grâce à la suspension de l’activité humaine effrénée

En me plongeant dans l’admiration de ce ciel si pur, m’est venue cette phrase d’Angélus Silésius, mystique chrétien du 17ème siècle : « Arrête, où cours-tu? Le ciel est en toi. Si tu cherches Dieu ailleurs, tu le manques à tous les coups ».

En ces jours où le ciel est si bleu, qu’en est-il de notre ciel intérieur ? En ces jours où l’activité de la société est à l’arrêt, qu’en est-il de notre course effrénée ?

En scrutant ce ciel immensément bleu, peut-être pourrons-nous entrevoir un clin d’œil de Dieu qui lui aussi nous dit « Prends soin de toi… 😉 ». Peut-être pourrons-nous apercevoir un sourire tranquille et le laisser envelopper ce coin de nous-même qui d’habitude bouillonne et s’éparpille dans tous les sens. Peut-être pourrons-nous laisser la signature du Créateur nous envahir de joie, de paix, de confiance.

(Cécile Pache, pasteure à Echallens)

Prière – extraits du Psaume 104

Je veux remercier le Seigneur ! Seigneur mon Dieu, tu es très grand,

tu es couvert de beauté et d’honneur. La lumière t’enveloppe comme un vêtement, tu étends le ciel comme une tente. Tu construis ta haute maison bien plus haut que le ciel. Tu prends pour char les nuages, tu avances sur les ailes du vent.

Tu envoies l’eau des sources dans les ravins, elle coule entre les montagnes. Toutes les bêtes des champs la boivent, les ânes sauvages calment leur soif. Les oiseaux ont leurs nids près de l’eau, et ils chantent dans les arbres.

Tu as fait beaucoup de choses, Seigneur, tu les as toutes faites avec sagesse. La terre est remplie de ce que tu as créé. Que la gloire du Seigneur dure toujours, que le Seigneur se réjouisse de ce qu’il a fait !

Toute ma vie, je veux chanter pour le Seigneur, je veux jouer pour mon Dieu, tant que je vivrai.

Amen

Notre message du 21 avril

Méditation: Dieu renversant:

Épervier…

Sur ce tableau, on voit un épervier qui protège ses petits. Cette attention portée aux oisillons est une des images que la Bible utilise pour parler de la sollicitude de Dieu pour son peuple :
« Le Seigneur est comme un aigle qui plane au-dessus de son nid et invite ses petits à s’envoler, ou qui étend ses ailes au-dessous d’eux et les retient s’ils tombent » (Deutéronome 32,11

 

Ou Christ couronné:

Si on la retourne, l’image révèle alors une toute autre attitude de Dieu à notre égard, que l’on retrouve dans d’autres passages de la Bible…

« Dieu nous a manifesté sa grâce par l’apparition de notre sauveur Jésus-Christ. Car Jésus-Christ a mis fin au pouvoir de la mort et, au moyen de la Bonne Nouvelle, il a révélé la vie immortelle » (2 Tim1,10

 

Prière:

Toi notre Dieu,
Dans nos vies mouvementées, tu ne cesses de nous surprendre. Un sourire, une fleur, un livre, un souvenir, tu trouves toujours un moyen de te manifester, même lorsque nous ne nous y attendons pas. Ta présence dans nos vies est renversante. Elle nous offre de voir le monde avec tes yeux.
En cette période bouleversante que nous vivons, nous avons besoin de toi.
Étends tes ailes au-dessus nous pour nous conforter, au-dessous de nous pour nous guider.
Par le Christ, rends-nous vraiment vivants, et pleins d’espérance.
Donne-nous la confiance de ta présence.
Amen

Et encore quelques Haïkus:
Tout en fleurs pour Pâques
L’amélanchier du jardin
Vient blanchir mon âme

Une branche tremble
Un éclair ailé jaillit
Ouvrant à la joie

Christ ressuscité
La lourde pierre est roulée
S’ouvrent nos tombeaux

merci à leurs auteurs

 

Notre message du 17 avril

Méditation: Haïkus reçus de paroissiens:

En confinement
Près de mon oiseau en cage
Bêtement je siffle

Le chagrin s’en va
Les yeux pleurent doucement
Et oui c’est ainsi

Virus positif
Un retour sur soi forcé
Jésus est amour

Christ Ressuscité
Couleur de foi et d’espoir
Vie nouvelle pour nous

Et deux haïkus écrits par des maîtres de cet art :
Les nuages parfois
Viennent reposer les gens
D’admirer la lune

(Matsuo Bashö)

Un monde de rosée
Que ce monde de rosée
Et pourtant, et pourtant

(Issa)

Et enfin un haïku introduisant la prière du jour :
Dans les mains de Dieu
Terre souple en devenir
Devenir argile

Prière: Devenir argile

Une prière de Marie-Christine Menu-Lecourt
J’ai d’abord écrit. Je suis l’argile tu es le potier.
Et si notre projet d’humanité était de devenir l’argile, pour que toi, Dieu tu sois pleinement le Potier ?

Devenir argile, malléable, souple, façonnable à ton image, mais aussi résistant pour que naisse entre tes mains notre véritable identité et prenne forme notre destin d’enfants de Dieu.

De grossier à une inimaginable finesse, tu façonnes l’humanité depuis la nuit des temps.
Tu malaxes et malaxes encore la terre de nos vies par le don de tes commandements et tu enlèves ainsi tout défaut à la terre.
Tu manies avec tes doigts agiles les outils de ta Parole pour révéler petit à petit le trésor caché dans le cœur de l’homme.

Amen.

Notre message du 14 avril

Méditation: Pâques, le virus et le semi-confinement en haïkus

(Le haïku est une forme poétique orientale très simple se composant de trois vers comportant respectivement 5, 7 et 5 syllabes. En voici quelques-uns pour dire ce temps de Pâques pour le moins étonnant. N’hésitez pas à nous envoyer les vôtres !)

 

Pâques 2020

Vade retro corona

Un œuf a éclos

 

Lorsque je cultive

Le semis confinement

La liberté germe

 

Le virus ne tue

Que ce qui pourrait mourir

L’amour rit et vit

 

Silence de mort

Un ange passe et soudain

Une onde est sur l’eau

 

Retour d’Emmaüs

Plus de mort ni de remords

Jésus est vivant

Prière:

Toi le Dieu vivant,

La mort rôde autour de nous

Tu nous dis la vie

 

Toi le Dieu Parole,

Tu déposes tes mots en nous

Ils résonnent au cœur

 

Aujourd’hui, demain,

Tu restes proche, doux, aimant

Guide sur nos chemins

Amen

Notre message de Vendredi-Saint

Méditation: « Tout est accompli! » Ce sont les dernières paroles prononcées par Jésus avant de mourir, selon l’Évangéliste Jean.
Ces paroles étranges retentissent d’une façon particulière en ce jour de Vendredi-Saint, marqué par la présence de la mort qui frappe sournoisement autour de nous.
Parce que, plutôt que comme un accomplissement, nous la voyons souvent comme une rupture, un déchirement, voire un arrachement. La mort ne parachève pas la vie, mais elle la détruit.
Lorsqu’elle se manifeste, elle nous laisse désemparés, décontenancés, abattus. On peut se battre pour maintenir une personne en vie, mais on ne peut plus rien faire une fois que ce combat est perdu.
Considérée ainsi, chaque mort ressemble bien plus à une défaite qu’à un accomplissement…

Le Christ n’a étonnamment pas cherché à éviter sa mort. Plusieurs fois, il l’avait annoncée à ses disciples médusés et incrédules. En y voyant lui-même un accomplissement, il nous montre à quel point il considérait la mort autrement que nous. Là où nous voyons une défaite, le Christ y voit lui un lieu de révélation. Son amour se donne jusque dans la mort.

En ce jour de Vendredi-Saint, nous sommes invités à transformer notre appréhension de la mort. Plutôt que d’y voir un échec, nous pouvons l’envisager avec confiance, à l’image de Jésus qui y vit l’accomplissement de son amour pour tous les humains.

En écho à cela résonnent ces paroles tirées du journal intime d’Etty Hillesum, jeune femme juive qui vivait à Amsterdam pendant la Deuxième guerre mondiale. Peu de temps avant de mourir, elle écrivait ceci :
« En disant: « J’ai réglé mes comptes avec la vie », je veux dire : l’éventualité de la mort est intégrée à ma vie ; regarder la mort en face et l’accepter comme partie intégrante de la vie, c’est élargir la vie.
A l’inverse, sacrifier dès maintenant à la mort un morceau de cette vie,
par peur de la mort et refus de l’accepter, c’est le meilleur moyen de ne garder qu’un pauvre petit bout de vie mutilée, méritant à peine le nom de vie.
Cela semble un paradoxe : en excluant la mort de sa vie on se prive d’une vie complète et en l’y accueillant on élargit et on enrichit sa vie. »
Prière:

O Dieu,
Toi qui souffres de la mort de tes amis, tu ne nous laisses pas sombrer
dans le chagrin de la mort de nos bien-aimés.
Elle te coûte, la mort de qui nous aimons.

Par le Christ qui est en agonie pour chaque être humain,
tu souffres avec qui traverse l’épreuve.
Et, par le Ressuscité, tu viens alléger le fardeau insupportable,
tu ouvres nos yeux à l’étonnement d’un amour.

Par lui, tu nous redis sans cesse : « Toi, viens à ma suite, car je suis doux et humble de cœur, en moi tu trouveras le repos, te reposant sur moi, tu connaîtras la guérison».
Amen

Notre message du 7 avril

Méditation: La bonté, plus profonde que le mal

Depuis quelques semaines nous voyons fleurir partout des manifestations de bonté, des actions et des témoignages de solidarité. Pensons par exemple à ces groupes qui se sont organisés pour aider les personnes qui ne peuvent pas sortir de chez elles pour faire les courses. A toutes ces personnes qui se sont portées volontaires pour aider dans les hôpitaux en Suisse romande. Ou aux applaudissements aux fenêtres à 21h.

En France, le personnel d’un Ehpad (équivalent d’un EMS) a même choisi de se confiner dans l’établissement et de vivre ainsi 24 heures sur 24 avec les pensionnaires pour éviter de leur amener le virus de l’extérieur.

Alors c’est vrai qu’en temps normal, quand la plupart des gens autour de nous semblent avoir tout ce qu’il faut matériellement, nous nous occupons d’abord de nous-mêmes et de nos proches.

Mais je crois que cette situation de crise révèle que malgré les résistances et les refus, il y a au cœur de chaque être humain une bonté qui cherche à s’exprimer.

Dimanche, nous sommes entrés dans la semaine sainte qui nous conduit vers Vendredi Saint, où nous nous souvenons de la mort du Christ, puis vers Pâques où nous célébrons sa résurrection.

Or, le message de Pâques c’est que la vie aura le dernier mot, que la vie est plus forte que la mort, que le bien est plus fort que le mal.

Le philosophe français Paul Ricoeur exprime cette Bonne Nouvelle à sa manière lorsqu’il dit : « Aussi radical que soit le mal, il n’est pas aussi profond que la bonté. »

Cette bonté nous la voyons s’exprimer d’une manière nouvelle et créative depuis quelques semaines. Le message de Pâques se manifeste ainsi dans cette crise au travers d’hommes et de femmes qui ont choisi de mettre leurs énergies créatrices au service des autres. Puissions-nous nous inspirer de cet élan aujourd’hui et persévérer dans cette voie lorsque la crise sanitaire aura été dépassée !

Prière :

Mon Dieu, je te remercie pour celles et ceux qui sont bons, bien plus nombreux que nous ne l’imaginons.

Eux-mêmes n’ont pas parfois pas la moindre idée de leur bonté. Simplement, ils ne découvrent pas le mal quand ils le voient, mais ils le recouvrent pour mieux le combattre. Ils ne colportent pas le mal, et quand ils le savent, ils le gardent en silence, attendant que le mal ne fasse plus trop mal. Ils souffrent pour les autres et pas seulement pour eux-mêmes. Ils se réjouissent des autres et pas seulement d’eux-mêmes.

Nous te remercions pour celles et ceux qui sont bons, dans le monde et dans l’Eglise, dans les autres religions, parmi les incroyants et parmi les croyants.

S’il y a une chose dont nous voulons vraiment te demander pardon, c’est de ne pas savoir voir toutes celles et ceux qui sont bons au cours de nos vies.

Toi qui es bonté et qui te révèle par la bonté des humains

Loué sois-tu !

Amen

Notre message du 3 avril

Méditation: Oui avec l’aide de Dieu!

C’était le dimanche des Rameaux 8 avril 1979. Pour la première fois de ma vie, je portais un costume et une cravate. Ce jour-là, dans l’église pleine à craquer j’avais répondu. « Oui, avec l’aide de Dieu ! » à la question que me posais le pasteur.

Je ne me souviens d’ailleurs plus très bien de la question. Ce devait être quelque chose du genre : « Veux-tu persévérer dans la vie chrétienne ? »

Ma réponse avait été mûrement réfléchie et a marqué la suite de ma vie.

Dimanche qui vient, pour la première fois depuis fort longtemps, aucun catéchumène ne confirmera les engagements pris lors de son baptême, aucun catéchumène ne sera baptisé, aucun repas de famille, aucune fête.

Un dimanche des Rameaux un peu tristoune, comme si Jésus tardait cette année à faire son entrée triomphante à Jérusalem.

Le culte de confirmation et de bénédiction des catéchumènes est reporté à des jours plus propices. Et j’ai une pensée et une prière pour les jeunes et leur famille qui se réjouissaient de vivre ce jour de fête.

Mais la réponse que j’avais prononcée ce jour-là – et certainement tant d’autres avant et après moi – cette réponse continue de m’habiter en ce temps particulier.

Oui, avec l’aide de Dieu, je veux continuer de persévérer à croire qu’il est un avenir possible.

Oui, avec l’aide de Dieu, je veux m’engager pour le construire en tirant les leçons de cette crise.

Oui, avec l’aide de Dieu, je veux témoigner de sa présence mystérieuse dans les hauts et les bas de nos existences

Oui, avec l’aide de Dieu, je veux continuer de l’accueillir joyeusement dans ma vie comme il fut accueilli ce jour-là à Jérusalem et de me réjouir de sa présence dans la vie des personnes que je côtoie.

Bon dimanche des Rameaux à toutes et tous,

Prière:

Mon Dieu,

Te dire oui, pour quitter les sentiers battus de la facilité.

Te dire oui, pour vivre ton projet et le réaliser.

Te dire oui, pour aller à la rencontre des autres et te rencontrer toi.

Te dire oui, pour me rendre disponible.

Dire oui à ton Evangile, et travailler avec toi pour que chacun reçoive sa part.

Seigneur, je te dis « oui » !

Amen

Notre message du 27 mars

Un texte biblique : la guérison de l’aveugle-né : Jean 9, 1-7

En chemin, Jésus vit un homme qui était aveugle depuis sa naissance.  Ses disciples lui demandèrent : « Maître, pourquoi cet homme est-il né aveugle : à cause de son propre péché ou à cause du péché de ses parents ? »  Jésus répondit : « Ce n’est ni à cause de son péché, ni à cause du péché de ses parents. Il est aveugle pour que l’œuvre de Dieu puisse se manifester en lui.  Pendant qu’il fait jour, nous devons accomplir les œuvres de celui qui m’a envoyé. La nuit s’approche, où personne ne peut travailler.  Pendant que je suis dans le monde, je suis la lumière du monde. »  Après avoir dit ces mots, Jésus cracha par terre et fit un peu de boue avec sa salive ; il frotta les yeux de l’aveugle avec cette boue et lui dit : « Va te laver la figure à la piscine de Siloé. » — Ce nom signifie « Envoyé ». — L’aveugle y alla, se lava la figure et, quand il revint, il voyait !

Méditation : Dieu ne punit pas, il sauve !

Dimanche dernier, dans un reportage de Mise au point, une femme disait que, selon elle, le coronavirus avait été envoyé par Dieu pour nous punir.

C’est probablement une même image de Dieu qui conduisit les disciples à demander à Jésus pourquoi cet homme était né aveugle. Qui a péché, demandent-ils, lui ou ses parents ? La réponse de Jésus est claire : « Ni lui, ni ses parents ».

Les disciples ont les yeux fixés sur le passé et ils cherchent la cause du mal. Jésus tourne leur regard vers l’avenir et il leur montre le bien.

Les disciples font de la théologie, ils sont dans la théorie. Jésus leur répond par un acte concret, il guérit l’aveugle.

Il montre ainsi que Dieu ne punit pas, mais qu’il sauve et qu’il guérit. Que Dieu « est sans cesse à l’œuvre et que son œuvre est toujours du côté de la vie. C’est là qu’il faut le chercher » (un frère de Taizé). Il montre que Dieu peut faire jaillir du bien de toute situation. Un Père de l’Eglise a écrit que Dieu peut faire pousser une fleur sur un tas de fumier.

Et puis, Jésus nous aide non seulement à comprendre que Dieu est avec nous, qu’il est dans notre équipe, mais il nous invite aussi à nous associer, à participer à ses œuvres bonnes, puisqu’il ne dit pas aux disciples : « JE dois travailler aux œuvres de Dieu » mais : « Il NOUS faut travailler aux œuvres de celui qui m’a envoyé »

Questions à méditer :

–             Quels autres textes bibliques ou scènes de la vie du Christ peuvent nous aider à comprendre que Dieu est engagé dans un combat pour faire triompher la vie et la joie ?

–             En ces temps si particuliers, qu’est-ce que signifie pour nous « travailler aux œuvres de Dieu » ?

(Méditation proposée par Sylvain Stauffer, pasteur de la paroisse du Plateau du Jorat)

Prière:

Tu n’es pas un Dieu qui punit, mais un Dieu qui sauve et qui libère.

Libère-nous de nos aveuglements ! En ce printemps où tout fleurit autour de nous, alors que nous restons calfeutrés chez nous comme en hiver, ouvre nos yeux sur ce que tu fais fleurir dans nos vies.

Tu n’es pas un Dieu solitaire, mais en Jésus-Christ tu as rejoint notre équipe, notre humanité.

Apprends-nous à « jouer collectif », à nous soutenir et à nous épauler les uns les autres pour devenir ensemble les membres de ton Eglise !

Tu n’es pas un Dieu inactif, mais ton Esprit est à l’œuvre dans nos vies et dans notre monde. Inspire-nous des pensées, des paroles et des gestes qui nous associent à ton œuvre libératrice. Toi qui t’engages pour nous, permets-nous de trouver comment nous engager pour toi dans le service les uns des autres.

Amen

Notre message du 24 mars

Méditation

En ce temps de pandémie, cette demande du Notre Père résonne de façon particulière.

Demander à Dieu de nous délivrer du mal reviendrait-il à lui demander de nous préserver de la maladie ? La prière pourrait-elle nous protéger du virus et de ses effets dévastateurs ?

Non, Dieu ne préserve les croyants ni des maladies, ni même de la mort. Car il y a une différence profonde entre être préservé du mal et en être délivré. Celui qui est préservé du mal ne s’y confronte pas. Il reste dans sa bulle, tremblant de peur d’être touché. Tout au contraire, celui ou celle qui est délivré du mal a trouvé des ressources lui permettant de traverser l’épreuve et d’en sortir grandi.

Lorsque nous demandons à Dieu de nous délivrer du mal, nous lui demandons de ne pas faire de nous les victimes de nos peurs, ni même de nos souffrances. Nous lui demandons de nous mettre en route vers un horizon qui s’ouvre au-delà de ces peurs et de ces souffrances.

Tout comme la pierre qui refermait le tombeau dans lequel reposait le corps anéanti de Jésus a été roulée au matin de Pâques, Dieu nous donne par cette demande du Notre Père ce levier qui soulève le poids énorme qui s’est abattu sur nous. Et qui nous entraîne au-delà…

Prière

Seigneur,

Délivre-nous du mal, nous avons besoin de ta paix.

En ces jours d’inquiétude et d’anxiété, garde nos cœurs pour qu’ils puissent trouver le repos et l’apaisement en toi.

Délivre-nous du mal, nous avons besoin de ta force de vie.

Face aux questions sur l’origine de ce minuscule virus, mets en nous la confiance que toi, tu es présent là où jaillit la Vie.

Délivre-nous du mal, nous avons besoin de ton amour.

Lorsque nous nous sentons impuissants face aux souffrances des uns et des autres, rappelle-nous que tu as déposé en chacun-e de nous ton amour, et que nous pouvons le partager autour de nous.

Amen

Notre message du 20 mars

Méditation

« Lavez-vous les mains ! Restez chez vous ! Prenez soin de vous ! Lisez et méditez ! Respectez les mesures ! … » Il me semble n’entendre ces jours que des impératifs. Bien que ces injonctions qui visent à nous protéger soient légitimes, je me pose la question : quelle liberté me reste-t-il ?

Et si Dieu était précisément là, dans cet espace en chacun de nous qui reste libre ? Cet espace où réside l’amour, dont découlent la solidarité et le soin les uns aux autres. Cet espace où résident la confiance et la paix, qui nous portent au-delà de l’anxiété.

On entend souvent dire que les crises révèlent le pire comme le meilleur de l’humain. Je nous souhaite d’être assez libres pour partager les uns avec les autres ce qu’il y a en nous de meilleur.

Prière pour un temps de pandémie

En cette période où nous ne pouvons pas physiquement nous étreindre,

trouvons des moyens d’être l’étreinte aimante de Dieu pour notre prochain.

Puissions-nous, nous qui sommes bousculés et perturbés,

nous souvenir de ceux dont la vie est en jeu.

Puissions-nous, nous qui avons le luxe de travailler à domicile,

nous souvenir de ceux qui doivent choisir entre le souci de leur santé et celui d’assurer le paiement de leur loyer.

Puissions-nous, nous qui sommes disponibles pour prendre soin de nos enfants

quand leurs écoles ferment,

nous souvenir de ceux qui n’ont pas le choix.

Puissions-nous, nous qui devons annuler nos voyages,

nous souvenir de ceux qui n’ont pas d’endroit sûr où aller.

Puissions-nous, nous qui perdons de la marge financière

à cause des turbulences du marché,

nous souvenir de ceux qui n’ont aucune marge du tout.

Puissions-nous, nous qui nous confinons en quarantaine dans nos maisons,

nous souvenir de ceux qui n’ont pas de maison.

Vu que la crainte saisit notre pays,

Faisons le choix d’aimer

Amen

Notre message du 17 mars

Prière

Dieu notre secours,

En ces temps troublés donne-nous la sérénité !

Face à la peur, augmente en nous la confiance !

Pour lutter contre l’isolement, augmente-entre nous le sentiment de communion !

Pour contrer les tentations égoïstes, garde-nous solidaires les uns des autres et de l’humanité toute entière

Merci pour les soignants et les personnes dont l’engagement permet de lutter contre les méfaits de la maladie.

Rends-nous toujours plus humains, à l’image de ton Fils qui nous rejoints au cœur de chacune de nos épreuves.

Amen

 

Cultes, prières et méditation

Les cultes sont supprimés, mais il est possible d’écouter le culte à la radio sur Espace 2, le dimanche matin à 10h.

Vous trouverez aussi d’autres méditation de Christian Vez : sur le site www.egliseouverteechallens.ch

Un calendrier avec des activités y compris spirituelles pour les familles ici

D’autre part, les communautés de Taizé et de Grandchamp proposent des transmissions en streaming de leurs offices sur les liens suivants :

Grandchamp (audio) : https://www.grandchamp.org/prier-avec-nous/ 7h15* – 12h15 – 18h30 – 20h30**(* sauf lundi, ** sauf dimanche)

Etudier la Bible en période de confinement. L’office protestant propose des cours en ligne gratuits sur ce lien:

 

Fraternellement, le Conseil paroissial et vos pasteurs : Laurent Lasserre (021 331 57 74 ; laurent.lasserre@eerv.ch) et Christian Vez (079 565 81 89 ; christian.vez@eerv.ch)

Pour vous abonner de ce message, contactez Christian Vez